Liste des produits de la marque Fabriano

C'est pendant la Renaissance que la papeterie connaît son essor le plus important, comme le montrent les nombreux documents parvenus jusqu'à nous et l'utilisation, pendant cette période, de nombreux filigranes. On en retrouve également dans la correspondance de certains grands artistes de l'époque, comme par exemple Michel-Ange. De nombreux témoignages permettent de vérifier l'affirmation progressive des ateliers artisanaux de Fabriano sur les marchés des villes italiennes (Rome, Gênes, Florence, Venise) et à l'étranger (Provence, nord de la France, Espagne).

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'activité papetière de Fabriano connaît une longue période de déclin, vraisemblablement due au déplacement des flux commerciaux suite à la découverte de l'Amérique.

C'est au cours de la Révolution industrielle, presque contemporaine de la Révolution française, que se vérifie une nette reprise, surtout grâce aux capacités entrepreneuriales de Pietro Miliani qui fonde, en 1782, la fabrique Cartiere Miliani et l'amène bientôt à un rare degré d'efficience, prenant rapidement ce que l'on appelle aujourd'hui la tête du secteur.

De même, son petit-fils Giuseppe Miliani réussira à transformer une entreprise de type familial en un grand complexe industriel, mais aussi et surtout à imposer de nouveau Fabriano sur les marchés internationaux, ce qui vaudra à la ville d'obtenir les récompenses les plus prestigieuses, comme la médaille d'or (la seule pour tous les États italiens) à l'Exposition de Londres en 1851.

Giovambattista Miliani est le dernier grand représentant de la famille. C'est grâce à cet éminent homme politique, qui fut maire de Fabriano, ministre de l'agriculture pendant la Grande Guerre et sénateur du Royaume, que la fabrique Cartiere Miliani englobe peu à peu les autres entreprises de la région et se hausse à un niveau industriel de tout premier plan ; l'acquisition d'une renommée véritablement internationale donne lieu à des commandes importantes provenant d'établissements de crédits et de banques centrales, aussi bien italiens qu'étrangers, surtout motivés par la qualité incomparable des papiers pour valeurs.